07 nov. 2009
Jacno is dead
1979, j'écoute l'album de Jacno, celui de "Rectangle". Mais j'aimais encore plus "Anne cherchait l'amour" que chantait Elli Medeiros. Ce morceau collait à la perfection avec les tonnes de mélancolie que je portais sur mes épaules.
Jacno est mort hier à 52 ans. Putain de vie.
On vous parlera des Stinky Toys, le groupe qu'il avait créé en 1976 avec la même Elli Medeiros. Pas moi, je ne connaissais pas ce groupe si ce n'est dans les pages de Rock&Folk ou Best. Pour moi, Jacno c'était l'auteur de ce bel album de 1979, et c'était aussi l'auteur (avec Elli Meideros) d'"Amoureux solitaires" chanté par Lio en 1980.
19 avr. 2009
Metallica, concert du 1er avril 2009, Paris-Bercy

1981, j'ai 20 ans, de l'autre côté de l'Atlantique des garçons âgés de 17 à 19 ans montent un groupe de heavy-metal. Ce groupe choisit de s'appeler Metallica.
Au total 10 membres vont participer à la création et à la croissance du plus grand groupe de metal. 3 feront une apparition très rapide aux tous débuts. Puis le guitariste solo Dave Mustaine (futur Megadeth) sera remplacé en 1983 par Kirk Hammett. A cette même époque c'est le bassiste Cliff Burton qui rejoint les deux piliers d'origine, le batteur Lars Ulrich et le guitariste-chanteur James Hetfield.
En 1986 Jason Newsted prend la place de Cliff Burton mort lors d'un accident routier pendant une tournée au Danemark. Le dernier changement date de 2003 quand Roberto Trujillo a pris la place laissée libre suite au départ de Newsted.
La discographie du groupe n'est riche que de dix albums studio en 25 ans. Production tranquille pour un groupe de trash metal (ces gars jouaient le plus vite que j'avais jamais entendu).
1983 : Kill 'Em All
1984 : Ride the Lightning
1986 : Master of Puppets
1988 : ...And Justice for All
1991 : Metallica (le black album)
1996 : Load
1997 : ReLoad
2003 : St. Anger
2008 : Death Magnetic
Comme pour beaucoup de fans les albums sortis entre 1996 et 2003 me paraissent un ton en dessous du reste de la discographie du groupe, même si avec St.Anger le groupe avait voulu redonner du punch à leurs compositions. A priori ça n'avait pas marché.
Et puis vient 2008. Et c'est un petit miracle : Death Magnetic. Une résurrection. Cet album est bon, très bon du début à la fin, je n'ai rien trouvé qui soit de trop, qui soit mal écrit ou mal joué, d'ailleurs j'en avais parlé là. Tout est positivement parfait.
L'été dernier Metallica est venu jouer en France à Arras. Il était dit que le World Magnetic Tour ne nous oublierait pas cette année. Deux dates en avril (les 1 et 2) à Bercy puis une troisième le 7 juillet prochain à Nimes, on est des petits chanceux quand même.

Nous étions au mois d'octobre 2008 et j'avais entendu dire que le groupe allait jouer à Paris au mois d'avril 2009. Ça s'est précisé quand sur certains sites de vente de billets on annonçait la vente à partir du 24 octobre à 10h. Ouah, trop facile je me dis. Sauf que le dit 24 octobre je pars travailler en oubliant de prendre mes papiers, ma carte bancaire ! Ça ne m'arrive jamais. Bon, je me dis que ce n'est pas grave, que je prendrai mes places le soir après le boulot. Malheureusement, patatras, impossible de faire quoi que ce soit sur internet. Le lendemain, je tente la fnac où on me dit que toutes les places ont été vendues. En fait depuis la veille, il parait que tout est parti en deux heures, soit quasiment deux fois 17000 places !
Que me restait il à faire ? Me saouler ? Pleurer ? Me suicider ou pire regarder une émission d'Arthur ?
Comme un grand, j'ai pris ma carte bancaire à deux mains, et direction ebay. Où après deux enchères manquées parce que trop chères (pensez donc, ça partait à 250 euros les deux places !) j'ai réussi à obtenir mes deux précieux sésames pour la modique somme de 199 euros (prix normal des deux places : 127,30 euros, je ne m'en sors pas trop mal).
Ça m'a quand même passablement énervé tout ce trafic de tickets sur ebay et les autres sites de ventes. Parce qu'il y en a un paquet qui forts d'une mise de départ se sont fait l'air de rien des coucougnettes en or. Ils faisaient au minimum un bénef de 40 euros par place, sans rien faire, si ce n'est avoir acheté les places au prix normal. Je crois que si ces margoulins n'étaient pas venus fausser le jeu il y en aurait eu pour tous tranquillement les 24 et 25 octobre. C'est une bonne affaire ce genre de concerts.
Mon vendeur indiquait dans son annonce qu'il devait se défaire des deux places qu'il avait achetées parce qu'il venait de s'apercevoir qu'il ne pourrait pas y aller. Déjà pas de chance le gars qui achète deux places à 140 euros les deux pour un concert qui doit avoir lieu six mois après et qui, c'est ballot, s'aperçoit qu'il ne pourra pas y aller. Puis il y a cette erreur de manipulation de photo dans ebay. En fait mon vendeur a publié la photo des tickets du concert d'AC/DC de février qui étaient à vendre eux aussi, c'est trop bête alors. Non mais, allons, c'est quoi ces annonces à la noix ? Tu te fais du fric au black, c'est pas bien pour ceux qui cherchent vraiment des billets, alors ne nous prends pas pour des jambons !
Alors c'est fait, en novembre j'ai mes places. Bien rangées jusqu'au 1er avril 2009.
Yeaaah, nous sommes le 1er avril 2009. Ma fille unique et préférée et moi-même arrivons au POPB un peu avant l'heure . Certains étaient sur place depuis le début d'après-midi, des enragés ceux là. Donc, nous entrons dans la salle au niveau des tribunes hautes, et là pof les lumières s'éteignent, la première première partie commence.
Entre en scène un groupe nommé The Sword. Un bon groupe, du bon heavy metal à l'ancienne à mon avis, mais ils avaient vraiment un mauvais son, dommage. N'empêche ils doivent s'en balancer du son, l'important étant qu'ils assurent la première partie de Metallica sur leur tournée européenne.
Le POPB, j'y étais déjà allé pour voir les Cranberries. C'était un super bon concert, sauf que j'étais arrivé dans les derniers et je m'étais retrouvé en fond de salle debout près des portes. La scène à l'autre bout me paraissait petite.
Metallica a trouvé le truc : une scène centrale. De cette façon, où que vous soyez dans la fosse vous n'êtes jamais loin du spectacle. Avec ma petite nous trouvons deux places presqu'en bas des tribunes (porte J), on n'est pas aussi près que si on avait été dans la fosse, mais au moins on voit tout ce qui se passe sur la scène.

Après The Sword entre en scène Machine Head. Ce groupe là est très connu, il pourrait à lui seul remplir le POPB. On change de registre, le son est un peu meilleur, à part le chant qui est largement dépassé par les instruments, c'est dommage parce que ce que fait ce groupe est très bon. Il y a un gros son de guitare, une batterie supersonique et un chanteur-guitariste très puissant.
Après un entracte propice à aller s'abreuver et néanmoins trop long pour la plupart des spectateurs, les lumières s'éteignent et le concert commence enfin au son de "The Ecstasy Of Gold" d'Ennio Morricone, la même intro que pour l'enregistrement live S&M en 1999, suivie des pulsations qui ouvrent "That Was Just Your Life", le premier morceau du nouvel album.
À ce moment là tous les spectateurs sont debout, ceux de la fosse bien sûr, mais aussi ceux des gradins, de haut en bas. Quelle ambiance, plusieurs milliers de personnes debout, un son montant du plus profond des enfers, ils sont là, les Metallica, sur cette scène. Lars Ulrich est au beau milieu, sa batterie tournera durant le show de manière à ce qu'il soit face à tous les spectateurs, James Hetfield, Kirk Hammett et Roberto Trujillo pourront bouger librement sur toute la surface de la scène. Hetfield pour le chant et ses compères pour les chœurs auront à leur disposition pas moins de 10 micros disposés autour de la scène.
Pour un premier morceau ils n'ont pas choisi la facilité. D'abord il est nouveau, il n'est joué sur scène que depuis quelques mois, et il est très rapide. J'ai ressenti sur ce morceau une certaine fébrilité de la part d'Hetfield, pour tout dire il n'était pas 100% pile sur le tempo, mais il s'est vite repris et n'a plus eu ce type de problème.
Je parlais de show et ce n'était pas pour rien. Nous avons eu droit à des lasers, des effets lumineux sur la scène, des flammes et le must, les projecteurs qui étaient placés dans de gigantesques cercueils (par référence à la pochette du dernier album) qui avaient leur propre chorégraphie par moments.

Seulement, qu'on me comprenne bien, contrairement à d'autres concerts, ces choses sympas n'ont jamais pris le dessus sur ce pourquoi nous étions là, la musique et la performance.
Juste pour vous faire baver d'envie voici la setlist du concert, bon équilibre entre les morceaux historiques et le nouvel album (6 morceaux de Death Magnetic, 4 du Black Album, 3 de Master Of Puppets, 2 de And Justice For All et 2 de Kill'Em All, plus un morceau de Motorhead) :
- That Was Just Your Life (Death Magnetic)
- The End Of The Line (Death Magnetic)
- Harvester Of Sorrow (And Justice For All)
- Disposable Heroes (Master Of Puppets)
- One (And Justice For All)
- Broken, Beat And Scarred (Death Magnetic)
- Cyanide (Death Magnetic)
- Sad But True (Black Album)
- The Unforgiven (Black Album)
- The Judas Kiss (Death Magnetic)
- The Day That Never Comes (Death Magnetic)
- Master Of Puppets (Master Of Puppets)
- Damage Inc. (Master Of Puppets)
- Nothing Else Matters (Black Album)
- Enter Sandman (Black Album)
- Stone Dead Forever (Motörhead cover)
- Phantom Lord (Kill'Em All)
- Seek & Destroy (Kill'Em All)
Avouez que ça en jette, non ? C'était la folie furieuse dans le public. Vraiment, c'était fantastique de voir ce groupe mythique en chair et en os jouer des morceaux tout aussi mythiques. Seek & Destroy, Master Of Puppets c'est ma jeunesse, qu'est-ce qu'on a pu headbanger sur ces morceaux. Bon, aujourd'hui le headbanging ne m'est pas conseillé mais le coeur y est. Surtout n'hésitez pas à cliquer sur les titres, j'y ai mis des vidéos en lien !
Pour terminer j'ai trouvé sur dailymotion cette vidéo tournée le 1er avril, elle est de plutôt bonne qualité. Voyez l'ambiance du concert, le morceau c'est One.
02 avr. 2009
Nightwish, concert du 24 mars 2009, Paris-Zénith

Ben voilà, il ya plus de 8 jours j'étais au Zénith pour voir et écouter Nightwish. J'ai connu ce groupe en 2005 au hasard de mes recherches sur internet. Ils avaient publié à cette époque cinq albums studio et un album live. J'ai de suite accroché à cette fantastique alchimie entre une musique faite de synthés (Tuomas Holopainen) et de sons métal et la voix de la chanteuse (Tarja Turunen) hors norme. Depuis la chanteuse a été remerciée (pour d'obscure raisons à mon avis) et remplacée par une autre chanteuse (Anette Olzon) après un excellent dernier album live au titre révélateur (End of an Era). En 2007 parait Dark Passion Play. J'avais écrit à cette époque que je trouvais intéressante la voix d'Anette Olzon et qu'il n'y avait aucune comparaison possible.
En allant voir ce concert je m'étais mis en tête que les gars de chez Nightwish, notamment Tuomas Holopainen de par son statut d'auteur-compositeur-patron, avaient recruté une chanteuse qui sans être Tarja Turunen avait les capacités de reprendre son répertoire, au moins le plus connu.
Aujourd'hui encore je me pose la question. Parce qu'à l'applaudimètre c'est sûr qu'Anette Olzon a conquis son public. Mais où commence l'attitude du fan de base et où s'arrête son esprit critique, je vous le demande.
Pour tout vous avouer, à la fin du concert je me sentais presque en colère, j'étais déçu, je sentais qu'on m'avait trompé.
Je dis que j'étais déçu. Par la chanteuse, pas par les musiciens. Jukka Nevalainen à la batterie est très bon, Empu Vuorinen à la guitare est excellent, Marco Hietala à la basse et au chant est magistral. Reste le cas Tuomas Holopainen à ses synthés. En fait, pendant le concert j'ai vu un Holopainen (attifé d'un t-shirt sans manches rouge comme je n'en porte plus depuis 1984) qui posait ses doigts sur des claviers dans une espèce de barque (penser à parler du décor kitsch). Je n'ai jamais pu ou su faire la différence entre les (longs) moments où il était certain qu'on entendait une bande-son et ceux où notre clavier devait normalement jouer. Oui, ça m'a gêné d'entendre la copie parfaite du morceau enregistré en studio, vous voyez ce que je veux dire ? Un concert est un instant qui ne se reproduira plus, je trouve que la partie synthés de ce concert ne peut pas normalement être identique à ce qui a été enregistré des années auparavant. Enfin, c'est mon avis.
Donc la chanteuse (que je me suis surpris à appeler "choriste de Nightwish" tellement le niveau de Marco Hietala est meilleur au chant alors qu'en plus il joue de la basse). Je n'ai rien contre elle, je ne la connais pas, elle chante certainement très bien (je l'ai même écrit un peu plus haut), mais je crois qu'on aurait dû être prévenus que ce qu'on entendrait le 24 mars dernier ne ressemblerait en rien à ce qui avait été enregistré en studio pour ce qui est des morceaux issus de l'ère Turunen. Autant pour le clavier c'était la copie conforme que pour la chanteuse la plupart du temps elle n'y était pas du tout. Elle a réussi à quelques reprises à accrocher la tonalité de Tarja Turunen, puis le reste du temps c'était n'importe quoi, au lieu des belles envolées lyriques on a eu droit à des «nananana», c'est du vol ! Je disais à ma jolie accompagnatrice que cette chanteuse me faisait penser à tout sauf à la chanteuse d'un groupe de métal. On aurait dit une chanteuse de karaoké qui souffrait même sur ses propres chansons (elle n'a assuré que sur le titre Amaranth), elle était accoutrée d'une espèce de robe et de bas résille façon demoiselle d'honneur, elle gesticulait comme dans les plus belles heures des clips vidéos new wave des années 80. En tout cas ma jolie accompagnatrice a trouvé qu'elle avait une voix à la Cyndi Lauper. Ah, on est bien loin de Tarja Turunen.
Voilà, vous comprenez, je suis déçu par la compétence d'Anette Olzon à reprendre le répertoire de Nightwish d'avant elle, soit cinq albums contre un !, je suis déçu par l'absence de son live des musiciens (autant chanter sur une bande son), je suis déçu par le décor que j'ai qualifié plus haut de kitsch (une espèce de proue de barque, une grande ancre marine, autant ne rien mettre, une scène, un groupe, et envoie la gomme), je suis déçu par les va-et-vient permanents de Vuorinen, Hietala et Olzon quand ce n'était pas à eux de jouer ou chanter (imagine le bordel dans un orchestre symphonique si les musiciens vont et viennent au grè de la partition) et enfin je suis déçu que Nightwish ait choisi d'élaguer son répertoire pour compenser le manque de qualité de sa chanteuse.
Pour preuve voici la setlist du concert :
01. 7 Days To The Wolves
02. Dead To The World
03. The Siren
04. Amaranth
05. Romanticide
06. Dead Boy’s Poem / Walking In The Air
07. Sahara
08. Nemo
09. The Islander
10. The Poet And The Pendulum
11. Dark Chest Of Wonders
12. The Escapist
Rappel:
13. Ghost Love Score
14. Wish I Had An Angel
Et non, le compte n'y est pas. Il manque parmi les meilleurs morceaux du groupe, mais peut-être trop marqués Tarja Turunen comme Stargazers, The Kinslayer, Ever Dream, Elvenpath, Bless The Child, Sleeping Sun, She Is My Sin, Over The Hills And Far Away, Sacrament Of Wilderness ou Wishmaster. La plupart de ces morceaux sont ceux qui ont permis que Nightwish produisent leur dernier album et tournent autour du monde. Je ne comprends pas. Wishmaster, The Kinslayer, Bless The Child c'est un peu leur Satisfaction, leur Let It Be, et parce que le groupe change de chanteuse exit ces morceaux. Je suis déçu du manque de cas que le groupe fait de la demande de son public.
Pour terminer ce compte-rendu, je dirai que ma jolie accompagnatrice a beaucoup aimé. A sa décharge
c'est la première fois qu'elle écoutait Nightwish. On me dira que
c'est donc un avis totalement impartial.
Dernière chose, enfin, là c'est vrai : Devinez ce qu'ils ont fait chanter à la quasi totalité du public du Zénith à la fin du concert ? Allez, un effort. C'est une chanson traditionnelle française. Quand vous saurez les bras devraient vous en tomber. Bon, je vous mets une petite vidéo trouvée sur Youtube :
16 févr. 2009
De Patrick Rondat à Julia Fischer
J'ai découvert depuis peu une chaine de télé qui propose un mélange de musique classique, de musique chillout (ambiance, lounge), de musiques de films. J'y ai vu et entendu Bruce Springsteen, les Hooverphonics, Sarah Brightman, Luciano Pavarotti ou Enya. Vous voyez, l'éventail est large.
Au gré des vidéos j'ai croisé le chemin d'une jeune violoniste allemande nommée Julia Fischer. D'après ce que j'en ai lu il s'agit d'une musicienne talentueuse et précoce. Chose peu courante me semble t'il, elle pratique aussi le piano en concert (voir ici ce reportage sur tf1).
Je vous avais proposé une vidéo (cliquez ici, n'ayez pas peur) sur laquelle on voyait Patrick Rondat et Jean-Michel Jarre jouer le Vivaldi Tribute du même Patrick Rondat. Dans ce morceau on retrouve un thème des Quatre Saisons (Été) d'Antonio Vivaldi. Le Vivaldi Tribute a été enregistré à l'origine dans l'album Amphibia par Patrick Rondat qui y jouait tous les instruments (guitare, basse et batterie) (pour écouter c'est ici que ça se passe).
Alors pour revenir à la source de l'inspiration de Patrick Rondat je vous propose une petite vidéo de Julia Fischer jouant ce mouvement des Quatre Saisons.
08 déc. 2008
Au bon chic parisien
Je ne suis pas le genre de mec crédule. Mon côté cynique. Il en faut beaucoup pour m'émouvoir. Moi, l'émotion de prisunic ça ne prend pas, la larme à l'oeil à la fin du film très peu pour moi, ou alors de rire.
Alors les filles et les gars, quand j'entends un machin parlé sur de la musique (c'est quoi au fait ? une chanson parlée ? Une poésie musicale ?) qui s'appelle "Comme Une Evidence" et qui est interprété par Grand Corps Malade (si ça ne vous dérange pas je l'appellerai GCM, ok ?), je me marre, mais qu'est-ce que je me marre !!!!!!
Je crois être plutôt sympa, chaque artiste a son public, je respecte les goûts de chacun (bon, ok, j'ai un problème avec le rap, je ne vois pas la démarche artistique, mais c'est mon problème). Mais là, faut pas déconner, public, on se fout de ta gueule !! Des gens achètent les cds de GCM, vont aux concerts, spectacles, trucs de GCM, aiment les textes, paroles, lyrics de GCM, apprécient le débit lent, monotone et récitant de GCM.
J'ai lu par-ci par-là que GCM produisait de l'émotion, que ça te prenait aux tripes... Mais attendez, on parle du même GCM ? Celui qui a produit ces deux rimes ?
Mais j'ai un gros souci, j'ai peur que mes potes se marrent
Qu'ils me disent que je m'affiche, qu'ils me traitent de canard
Il fallait oser. D'autant que c'est déclamé le plus sérieusement du monde, je ne suis pas certain qu'il y ait un second degré à trouver.
Ou encore les quatre suivantes ?
J'ai redécouvert comme ça réchauffe d'avoir des sentiments
Mais si tu me dis que c'est beaucoup mieux de vivre sans, tu mens
Alors je les mets en mots et tant pis si mes potes me chambrent
Moi je m'en fous, chez moi y a une sirène qui dort dans ma chambre
Sans déconner, un gars qui fait rimer "chambrent" avec "chambre" dans deux phrases consécutives, moi je lui dis chapeau, et quand, en plus, ce gars là est synonyme de qualité, d'émotion, de bon goût de chez boboland, je dis que vous vous faites mettre en beauté.
Exceptionnellement je ne mettrai pas d'extrait musical ou de vidéo pour illustrer mon propos. Allez chercher tout seuls.
30 nov. 2008
Nikka Costa
Vous souvenez-vous de Nikka Costa ? Les plus de 30 ans se rappelleront de "On My Own" chanté en 1982 par la très jeune Nikka âgée de 9 ans. Cette superbe chanson est restée plusieurs semaines classée numéro 1 au hit-parade. Depuis la petite Nikka a grandi. Regardez ces deux vidéos, près de 25 ans ont passé entre les deux. J'aime beaucoup la transformation, que ce soit celle de la demoiselle ou même celle du style musical.
09 oct. 2008
Crisis ? What Crisis ?
C'est ce que demandaient les Supertramp en 1975 dans l'album du même nom. C'est qu'ils savaient rester détachés juste ce qu'il faut en plein premier choc pétrolier. Il faut dire que les messieurs sont britanniques. De cet album j'ai sélectionné le titre "A Soapbox Opera", très beau morceau de 4mn50, dans la plus belle lignée du rock progressif des seventies cher à mon cœur.
01 oct. 2008
Metallica, Death Magnetic
Death Magnetic, le dernier album de Metallica est paru. Ah ! Ça fait du bien !!! Voilà longtemps que Metallica n'avait pas sorti un pareil album. Après deux ou trois écoutes j'ai retrouvé la patte Metallica d'antan, d'avant le Black Album. Ne vous méprenez pas, j'aime le Black Album (vous savez, celui avec Nothing Else Matters et Enter The Sandman), mais c'est après qu'ils s'étaient égarés.
Là j'ai retrouvé le Metallica des grands soirs. Tout y est. Les variations de tempo, les contre-temps, l'inventivité. Moi qui suis un fan de rock progressif j'ai toujours pensé que Metallica faisait du heavy-metal progressif, c'est à dire des morceaux à la construction élaborée, pouvant passer d'un tempo lent à la puissance maximale, loin du morceau planplan avec le même riff de guitare pendant trois minutes (notez que le morceau le plus court de l'album dure plus de 5 minutes, en fait les morceaux tournent autour de 8 minutes). Je conseille donc fortement l'écoute de cet album (pour info, on ne le trouve à l'écoute ni sur Deezer ni jur Jiwa, c'est dommage).
Les titres de l'album :
01. That Was Just Your Life
02. The End Of The Line
03. Broken, Beat & Scarred
04. The Day That Never Comes
05. All Nightmare Long
06. Cyanide
07. The Unforgiven III
08. The Judas Kiss
09. Suicide & Redemption
10. My Apocalypse
Je les aime quasiment tous, alors je vous donne quand même mon petit chouchou du moment, c'est "Suicide & Redemption" un morceau instrumental, du grand Metallica.
Rayon vidéos il y a peu de choses sur le net. Regardez ce live de "Broken, Beat & Scarred".
METALLICA "Broken, Beat & Scarred" (live)
envoyé par wastedt
Et la première vidéo officielle, c'est "The Day That Never Comes".
METALLICA - NEW CLIP : The Day That Never Comes
envoyé par metallica
15 sept. 2008
Mort de Rick Wright
Rick Wright, le clavier de Pink Floyd, est mort aujourd'hui à l'âge de 65 ans.
03 sept. 2008
Ouh le copieur !!
Allez va, je vous ressers un peu de ce billet que j'avais publié initialement le 19 avril 2006 sur mon blog Paternoster chez Tooblog.
Je suis un hors la loi, je l’avoue. J’ai, dans le courant de l’année 1979, copié plusieurs disques 33 tours.
Cette année là je partais de chez moi pour aller vivre en cité U. Il était hors de question de transporter mes disques et mon électrophone tous les week-ends par le train.
Ah, merci à toi Sainte Technologie grâce à qui il est possible maintenant d’écouter de la musique en marchant dans la rue (ou ailleurs), en courant, en voyageant, grâce à qui il est possible de transférer toute sa cédéthèque dans un seul minuscule appareil.
Cette année 1979 j’ai copié mes disques préférés.
En plus de me livrer aux autorités compétentes je vais te livrer mon cher bloggeur/hacker ma méthode :
- Fermer ta chambre et s’assurer que ta mère ne passera pas l’aspirateur dans le couloir.
- Ouvrir ton électrophone mono que tu auras préalablement branché sur le secteur, poser le couvercle-haut-parleur sur le sol et brancher celui-ci à l’électrophone.
- Brancher ton magnétophone à cassette mono dans lequel tu auras inséré une cassette vierge dans laquelle tu auras fait avancer la bande en faisant tourner une molette à l’aide d’un stylo bille bic.
- Positionner le micro du magnétophone devant le haut parleur de l’électrophone.
- S’assurer que le son de l’électrophone sera suffisamment fort.
- Sortir un disque de sa pochette, l’essuyer doucement, et le poser sur la platine en insérant le trou du disque dans l’ergot de la platine.
- Appuyer sur la touche pause, puis simultanément sur les touches lecture et enregistrement.
- S’emparer du bras de lecture de l’électrophone au bout duquel se trouve la pointe de lecture (ou saphir), le lever légèrement et le faire pivoter sur la droite de façon à faire partir la rotation de la platine disque.
- Poser le saphir sur le disque au commencement des sillons.
- Dès les premiers scratchs passés appuyer sur la touche pause du magnétophone, ce qui aura pour effet de lancer l’enregistrement.
- Ne faire aucun bruit superflu durant la phase d’enregistrement.
- Une fois arrivé à la fin du dernier morceau de la face du disque appuyer sur la touche pause du magnétophone, puis lever le bras de lecture et le reposer sur son support de manière à stopper la rotation de la platine disque.
- Pour copier la deuxième face de ton disque retourne le, puis refais les opérations 7 à 12.
Et voilà ! C’était facile non ? Un dernier conseil toutefois, ne pose pas ton magnétophone sous le sommier à ressort de ton lit sous peine d’entendre de temps en temps quelques grincements pendant l’écoute de ta cassette dans ta chambre de cité U !
Pour info, voici un électrophone :

et un magnétophone :













